
Sur son blog, Emmanuel Marolle, le journaliste musical au service Spectacles du “Parisien” qui a réalisé l’interview de Kenny Ortega, en a dévoilé les coulisses.
Extrait :
” Vendredi dernier, j’ai eu l’occasion de rencontrer Kenny Ortega. Le réalisateur de “This Is It” était de passage à Paris pour la promotion de son DVD sur les dernières répétitions de Michael Jackson, qui sort cette semaine. J’ai donc mis un petit pas dans le monde du cinéma et de sa communication archi-contrôlée. En d’autres termes, il n’est visiblement pas dans la culture de l’entourage du cinéaste de laisser son poulain en tête à tête avec un journaliste. Trop dangereux, à priori.
Au moment de l’interview, il y avait donc une américaine, une française et même une traductrice qui avait comme consigne de poser les questions mais pas spécialement de traduire les réponses. Comprenne qui pourra. Enfin…J’ai vite compris.
Surtout que j’avais été briefé auparavant. “Vous parlez bien du DVD? Et que du DVD? Et pas de la mort de Michael Jackson?” Une première fois. “Alors pas de questions sur le médecin et la mort de Michael Jackson”. Une seconde fois. Je n’avais pas l’intention d’interroger le réalisateur sur les circonstances exactes de la mort de l’artiste, objet actuellement d’une enquête qui, jusqu’à preuve du contraire, ne concerne que le médecin présent au moment des faits.
En revanche, il n’était pas question de passer sous silence toutes les interrogations restées en supens sur les conditions de ces répétitions. Au bout d’un quart d’heure, je tente une approche: “ne racontez-vous pas qu’une seule partie de l’histoire. Michael n’était pas toujours en forme. Vous savez bien qu’il y a des polémiques autour de cela.” La réponse me vient d’abord…de la traductrice. “Ce n’est pas la peine. Il ne répondra pas à cette question.” Interloqué, j’insiste: “On va quand même lui poser”. Elle se lance. Et évidemment les cerbères restés dans la pièce tiquent. Kenny Ortega répond diplomatiquement
Et là comme par hasard, on m’annonce: “dernière question maintenant”. Tiens donc “dernière question”? Alors qu’il me reste cinq bonnes minutes d’entretien soit quelques interrogations à suivre. Mais, ce n’est plus la peine d’aller titiller mon interlocuteur dans une telle ambiance.“
Source: MJLegend